- Qu'est-ce que tu fous
chez nous la brune ?
- Euh.
Il pointa sa batte de base-ball
sur l'épaule de Nathalie.
- Tu as perdu ta langue
? Oui ? Non ?. Ok ! Alors maintenant, tu dégages d'ici !
Nathalie se sentit envahir
par la peur. Son corps, son sang et son visage étaient en proie à
la panique. Elle précipita ses petits doigts boudinés vers le
démarreur et tenta d'insérer sa clé de contact dans le
Naimane : ses tentatives restèrent vaines. Paralysée, le trousseau
tomba à terre, sa tête chancela « Mèche brune »
tomba lourdement sur le siège passager.
Le début de la dernière
partie commence ainsi.
Lèvres pulpeuses
ouvre brusquement les paupières. Elle est grossièrement allongée
sur un établi. « Mèche brune » tente de se relever,
mais soudain, l'édifice chancelle : elle se ravise. En proie au doute,
la jeune bourgeoise s'immobilise en serrant les dents.
Prudente, elle s'allonge de nouveau, ses longs cheveux s'étalent sur
le bois brut. Nathalie effleure sa poitrine et ses galbes : elle pousse un soupir
de soulagement. Elle esquisse un sourire et passe sa langue une première
fois sur ses lèvres ; préoccupée, elle reproduit le même
acte avec une provocation gratuite...
Fatiguée d'être étendue comme un vulgaire morceau de viande,
« Mèche brune » répartit son poids sur l'établi
et, dans un grossier élan, réussi à se dresser sur ses
jambes.
Elle fait quelques pas au milieu de nulle part pour détailler sommairement
sa « geôle » : l'endroit semble désert !
C'était un grand entrepôt occupé principalement par d'immenses
caisses en bois. Tout était classé verticalement et horizontalement
sur deux trois niveaux, plusieurs rangés où certains « passages
» laissaient un minuscule goulet à dimension « humaine ».
L'espoir de Nathalie s'attarde sur un grand rideau électrique ; elle
se dirige vers cette échappatoire où la lumière du jour
filtre aux travers des lucarnes. Elle cherche l'interrupteur qui commande l'ouverture,
par trois, quatre, cinq fois, elle se fait une fausse joie. Elle pousse un soupir
de découragement.
Soudain, elle se retourne sur l'immense hangar. En même temps qu'elle
avance vers l'établi, ses yeux scrute le sol peint.
- Où est mon sac
à main !!? Mes papiers !!!!!! Mes clés !!!!!!
Terrorisée, elle
exécute des demi-gestes comme si elle était possédée.
Ses paroles se parsèment de gros mots désobligeant à son
encontre.
Sous la colère, elle tape un poing vengeur sur l'établi... Que
doit-elle faire ? Son portable ?
Elle se dirige vers les innombrables caisses, elle s'intéresse d'un peu
plus près aux passages et en cherche un à sa taille : débouchent-ils
quelques parts ? Elle s'essaie dans l'un d'entre eux et rapidement, son cour
s'accélère quand les planches en bois commencent à opprimer
son corps : ce passage vers l'espoir aurait à peine permis à Laetitia
Casta de s'y glisser !!!
Nathalie renonce et, les larmes aux yeux, elle revient sur ses pas.
À peine a-t-elle
soulagé sa poitrine de l'emprise du bois, qu'elle entend au loin, des
joutes verbales à base d'insultes. Ça provenait de l'endroit où
Nathalie avait été allongée ! Affolée, elle décrit
les lieux et recule... À la seconde salve d'argots primitifs, Nathalie
se précipite dans la brèche qu'elle venait de visiter. Sous l'effet
de la peur, elle se recroqueville comme une grosse marmotte et réussie
à se blottir entre deux containers en bois.
- Où est passée
la pétasse de la mini ?
- Elle n'est pas repartie ?
- Non ! Blaireau !!! Tu n'as pas vu sa caisse ? Elle doit être par là
!!!
- Eh !!! Pétasse, tu es où ? Pétasse ?!. Jolie petit pétasse
!!!.
- Eh oh !!! La grosse !!!
Les aspérités
de l'abris pressent contre ses muscles et blessent sa peau sous ses vêtements.
Elle sert les dents pour ne pas exprimer le désagrément qu'elle
ressent sur son gros derrière et ses cuisses. Mais l'enfer est surtout
aux niveaux de sa poitrine qui, ainsi comprimée et matée, éprouve
un relatif plaisir... Plus elle est torturée par la rugosité du
bois et plus elle sent ses tétons se durcir. Elle s'imagine que les planches
sont des grosses mains irrespectueuses posées sur son corps. Alors qu'elle
savoure son plaisir, une nouvelle salve d'insultes la « réveille
».
Maintenant, elle s'est enfoncée d'un bon mètre dans son «
abris » ; la peur la pousse à persévérer dans son
camouflage et, une grosse écharde pique son T-shirt, le laboure, avant
de le déchirer aux niveaux de son soutien-gorge... blanc.
A l\'abri des prédateurs, écarlate, Nathalie attend et tente de
reprendre son souffle...
Un calme relatif s'est installé
; la fin est proche, elle allait pouvoir courir vers le rideau électrique
et tenter à nouveau sa chance. Elle savait qu'elle allait y arrivé,
il ne pouvait pas en être autrement ! Elle inspire une bonne dose d'air
dans ses poumons :
- Regardez qu'est-ce qui
nous arrive !?!?!? On découvre vraiment de tout par ici !
Nathalie se fige, les yeux
exorbités : elle ne comprends pas ! Cette sentence ne provenait pas de
devant elle, mais. de dans son dos !?!? Elle croise le regard d'un homme chauve
qui l'invite gentiment à la rejoindre de l'autre coté de la montagne
de caisse. Elle tend sa main et il la lui tire, sans ménagement. Son
corps est comprimé et écrasé. Malgré ses mises en
garde, un autre morceau de T-shirt se déchire et Nathalie se retrouve
sur l'autre côté du versant.
Le deux primitifs la suivirent et les tauliers se retrouvèrent à
trois pour lorgner la large déchirure qui exhibaient à présent
deux gros bonnets blancs.
- Bon dieu !!! Ici, on n\'aime
pas les curieux qui s'obstinent !!! Tu es qui ma chère, une inspectrice
des douanes ?
- Sûrement pas Paul, elles sont bien mieux roulées que celle-là,
n'est-ce pas ?! (ils éclatèrent de rire)
Après une ruade dans
le dos, les yeux de Nathalie découvre le bureau des livraisons d'où
sort un quatrième homme. Plus que son regard plein d'aversion envers
les jeunes bourgeoises de son genre, Nathalie remarqua ce corps excessivement
musclé. Elle pensait à toutes ses victimes qui n'avaient pas manqué
de se tenir dans ses bras. Immédiatement, elle pensa à Alain qui
devait être en train de déguster son morceau de pizza froide, et
elle eut un moment de respect pour l'homme qui partageait sa vie.
Le chef la déshabilla des yeux et pour Nathalie, c'était un bon
point ! Elle lui plaisait ! Même si ce n'était pas de l'amour,
c'était toujours un sursit, un atout. Le silence se faisait de plus en
plus pesant.
Ça faisait deux minutes
que personne n'avait prononcé un seul mot. Les jeux de regards étaient
suffisamment explicitent pour donner le ton de la soirée ; Nathalie laissait
le sien voguer sur les épaules et les muscles de ses tortionnaires. Elle
pouvait les entendre prendre leur responsabilité, une responsabilité
altérée par la vue de son soutien gorge qu'elle arborait avec
un semblant de provocation.
- Mes amis ne sont pas des
violents, Miss !!! Vous allez mieux ?
- Oui ! Rendez-moi mes affaires !
Le leader contemple sa victime,
celle qu'il avait prise entre ses caisses. Nathalie baisse les yeux et quand
elle les relève, elle ne peut s'empêcher de se trahir.
- Eh Sam, regarde comme
elle regarde ta bite ! C'est une gourmande, je te l'ai toujours dit !!!!
Nathalie tourna la tête
vers cet homme qui lisait dans ses pensées. Le regard sombre de «
Mèche brune » le fit taire, mais rapidement, quelques autres se
mirent à souligner la rébellion par des sifflements.
- C'est ça qui t'intéresse
ma chérie ? (Fit-il en montrant sa bosse)
Par fierté, elle
baissa les yeux et se mordillant les lèvres.
Bref ! Une petite heure
s'écoula à l'intérieur du bureau : 35 degrés, 4
mâles et une brebis. Ils lui avaient posé toutes sortes de questions
plus ou moins indiscrètes sur sa vie privée et elle avait tenté
d'y répondre avec le plus de fierté possible. Mais les minutes
s'écoulaient. Le stress l'épuisait aussi bien moralement que physiquement.
Par trois fois, elle les défia en leur demandant s'il n'avait pas mieux
à faire : ils se contentèrent de rire. Le chef de la bande restitua
le fameux sac à main. Toutefois, il ne manqua pas d'en détailler
le contenu et, de jeter sur son bureau son étrange butin : trois préservatifs
!!!
- Tu avais l'intention de
t'amuser ou était-ce un excès de prudence ? Vas nous chercher
à boire pêtasse !!!
Les quatre mâle décidèrent
tous d'en rire et d'oublier à travers une tournée de blonde. Sur
le moment, Nathalie rechigna à les suivre, mais elle gambergea et se
dit que quelques grammes d'alcool allaient la réconforter, la soulager
du stress et finalement, c'est sans minauderie qu'elle accepta de se joindre
à la tournée.
Après une demi-heure
de copinage, elle se rendit compte de sa victoire. Exit son RDV, c'est elle
même qui lança la seconde tournée.
Alors que la nuit commençait
à assombrir le ciel et à marquer le début de soirée,
Nathalie se montra plus avenante en s'asseyant parmi les autres et plus calme
en dialoguant. (il ne fallait pas qu'elle se fasse passer pour ce qu'elle n'est
peut-être pas !)
Elle venait de terminer
sa quatrième tournée. Subitement, conquérante, elle se
leva, chancela et demanda à se refaire une beauté... Elle était
perdue : quelle heure était-il ? Tout autour d'elle virevoltait et au
bout d'une trentaine de seconde, Nathalie réalisa que deux hommes étaient
en train de se masturber en la regardant. Sans gêne et sans honte, ils
ébranlaient leur vigoureux avec énergie. Elle préféra
en rire, sourire ; elle redressa la tête et s'éloigna en ne manquant
pas de se retourner.
Au bout d'un quart d'heure,
des hurlements de réjouissance s'élancèrent au-dessus des
4 hommes ?!. Une musique lancinante faisait monter la température dans
la pièce. Quelqu'un fendait la foule avec prétention : c'était
Nathalie !!! Fière et prétentieuse, elle s'était débarrassée
de son soutien gorge et, avait juste gardé sa petite jupe et ses chaussures
à talons haut. Les hommes firent le silence, « Mèche brune
» s'immobilisa au milieu de ces mâles en ruts et, pointes dressées,
elle entama une danse lascive et provocante sous les regards pleins de désirs.
Elle s'avança vers celui qui était le plus proche d'elle. Sur
son passage, son corps reçu trois quatre mains qui s'aimantèrent
principalement sur ses gros lolos.
- Tu es une bonne grosse
chérie ! On va se régaler !!!!
- J'espère que vous serez à la hauteur les garçons !?
Peu encline à supporter
les brimades, au dernier moment, elle reprit ses distances et mis les choses
au point :
- J'accepterai de passer
de main en main, mais. (mettant timidement un doigt dans sa bouche) j'aime bien
savoir qui je suce !
- Voilà un autre délire !!! Pour qui tu te prends, salope !? Assieds-toi
là sur mon bélier et je vais t'en donner du savoir !!!
- (Prétentieuse) Juste connaître votre prénom, comme ça,
au dessert, je saurai qui est-ce que j'avale !
Elle esquissa un large sourire
qui défia tout le monde. Nathalie s'amusa à passer de main en
main, elle prenait plaisir à être touché. L'un d'entre eux,
un peu balourd, lui ôta sa jupe en manquant de la faire trébucher.
Sourire aux lèvres, l'homme chauve glissa sa main dans le string de Nathalie.
Tout en bougeant son corps
en rythme, elle s'avança vers le plus costaud et commença à
frotter sa poitrine contre le puissant torse. Sur un sourire complice, l'homme
posa ses mains sur les hanches et tendit la bouche vers l'un des gros tétons,
mais au dernier moment, Nathalie se retira avec provocation.
Elle se fit tripoter par quelques mains entreprenantes et, un peu honteuse,
elle se mit à quatre pattes, son derrière cambré et immédiatement,
l\'un de ses tortionnaires s'agenouilla derrière elle pour caresser ses
fesses. Ensuite, il baisa le gros fessier, tout en commençant à
ôter le petit string. Les grosses mamelles de Nathalie pendaient vulgairement.
sous les sollicitation de nombreuses mains.
Le costaud se fraya un chemin, il déballa sa grosse queue et se branla
avant de l'introduire dans l'orifice déjà trempé. Le chauve
grilla la priorité à ses deux derniers sbires en s'amenant le
sexe en main devant la bouche de « mèche brune » qui exécuta
une délicate fellation sur le pieu.
Un autre type insista pour être sucé en même temps, mais
Nathalie poussa un soupir d'exaspération :
- Je vais être complètement
dégueulassée ! Arrêtez ! Ça suffit !
- (Le chef) La ferme « Mèche brune » ! Tu obéis, un
point c'est tout !
- Mais non, pour qui vous.
- Ta gueule salope !!! Je te rappelle que nous avons eu loisir de noter ton
adresse et je ne pense pas que ta famille ou ton mec apprécie ce que
je pourrai leur raconter !. Soit sage et tout se passera bien !
Nathalie restait sans voix.
Dubitative, elle les regardait et tous la fixaient avec agressivité.
Mais rapidement, la paralysie s'évanouissait pour faire place au plaisir
qui commença à monter dans son ventre. Son sexe était labouré
depuis cinq minutes. Nathalie se sentit mal à l'aise quand la paire de
main posée sur ses hanches se crispa pour l'ébranler un peu plus
fort, un peu plus bruyamment, alors qu'elle gardait le rythme sur le bois bandé
du chauve.
Soudain, le costaud qui étreignait ses hanches grogna, alors qu'elle
sentait son ventre se remplir au rythme de saccades chaudes et brutales. Le
chauve se déversa dans la bouche de Nathalie qui s'immobilisa. Elle ne
retira pas ses lèvres, alors que le sperme giclait sur sa langue. Elle
recommença à lustrer le pieu, amorçant ainsi un déluge.
d'insultes. Il la traita de tous les noms : sale pute, grosse chienne, suceuse
de bite, grosse videuse de couilles.
Derrière ses grosses fesses cambrées, un autre entrepreneur (un
peu simplet) pénétra le trou encore béant pendant que Nathalie
terminait de nettoyer le gourdin mou de l'homme chauve. Le dernier branleur
perdant patiente, il se glissa à la hauteur de la bouche pulpeuse, mais
c'est de sa petite mains que Nathalie le soulagea. Trop chaud, il éjacula
faiblement un liquide qui englua les doigts et les bagues de « Mèche
brune ».
Alors que les trois hommes retrouvaient leur esprit, le dernier enclenchait
le turbo et littéralement, il commença à emboutir l'orifice
de Nathalie. Tout comme son énergique amant, elle ne simulait pas en
couinant comme une. truie... Au moment de l'orgasme, le simplet se retira, se
branla entre les grosses miches, avant de gicler copieusement dans la raie humide.
Alors que le liquide allait couler sur le sol, les doigts de Nathalie s'imprégnèrent
de ce jus avec lequel elle enduisit son clitoris. Un doigt à la limite
de la folie l'amena à la victoire. Ses cris de chienne en chaleur troublèrent
les quatre hommes de sa soirée.
Cinq minutes venaient de
passer. Certains commençaient à partir pour rejoindre leur femme,
alors que Nathalie enfilait sa jupe sous le regard du chef.
Elle sortait du bureau. En reprenant son souffle, elle découvrit que
le rideau électrique était enfin ouvert !
Sur la route, elle se rendit
compte qu'il était minuit 35. Sur le siège arrière brillait
la peinture de son aile. « Mèche brune » n'était pas
exempt de séquelle : son T-shirt ne cachant plus grand chose, elle avait
retrouvé dans son coffre l'un des vieux polo usagé d'Alain.
Nathalie rentra dans sa petite maison où son ami était en train
de dormir. Après avoir pris une bonne douche, « Mèche brune
» alla manger un bout, avant d'être surprise au dessert.
- Tu as passée une
bonne soirée, ma chérie ?
- Pas mal ! J'espère ne pas être trop fatiguée pour demain
!
L'oil de Nathalie brilla
un peu plus. A la fin de son repas, elle se pressa pour ranger la cuisine et
rejoindre Alain sous la couche.
Nathalie se lova contre Alain et celui-ci marmonna :
- Excuses-moi pour la nuit
dernière, quand je t'ai baisé comme. une chienne ! Je t'ai manqué
de respect, alors que tu es une femme modèle ! Je suis un idiot, je savais
que tu n'aimais pas !
Une faible lueur s'affiche
dans le regard de « Mèche brune ».
FIN
Sabine DELAMONTAGNE
Merci à toutes les
personnes qui ont participé à l'élaboration de ces nouvelles
aventures.