Besoin viscéral de
se donner du plaisir, malgré la distance.
Nécessité moderne de se voir sans se toucher.
Frustrante technologie.
Un amant éloigné
c'est mon supplice.
Ne le voir que quelques fois c'est mon calvaire.
Savoir pertinemment que seul lui connaît mes envies, c'est par la rareté
: ma frustration.
Mais quand le corps a corps
est réel, ces futilités négatives s'envolent et mon corps
prend feu.
Se mettre nus pour que nos peaux s'atteignent enfin, se toucher pour ne pas
rêver, s'exciter pour se pénétrer, se lécher pour
se faire jouir, se prendre pour se connecter charnellement.
Tant de mots pour expliquer,
mais quand il me tient, je ne pense pas, je profite, de sa peau, ses doigts,
ses jeux, son regard, ses besoins, ses envies.
Ne pas penser, faire vivre
la folie qui est en moi, ne pas avoir de tabou.
Savoir avec certitude que tu vas me donner le plaisir que j'attends.
Ce plaisir qui emporte tout, qui saisit tous les orifices, brûle le bas
ventre, durcie mes seins, mouille mon entre cuisse, gonfle mon clitoris.
Plaisirs rares engendreur
de jouissances, je prends tout ce qu'il me donne, et mon corps garde ce souvenir
charnel jusqu'à la prochaine fois, ou nos corps s'enflammeront.