C'est à
notre retour de Bali que Jérôme acheta les lunettes de tissus noir.
A l'époque il prétexta que la lumière l'empêchait de
dormir dans l'avion, je ne saurais jamais si déjà il avait prévu
d'en faire cet usage...
Tout commença le
jour ou je reçu ce mail, une phrase disait : " Le jour ou je te
tendrais ces lunettes, sache que tu vivras l'heure la plus folle que ton corps
est connu, sens-toi libre et animal, femelle et sauvage..."
Plusieurs fois je le questionnais
à ce sujet, mais il restait de marbre, j'avais beau suggérer les
pires folies... au mieux il souriait, mais ne révélait rien. J'étais
à la fois dans l'appréhension et le désir, dans le trouble
et l'incertitude, mais le plus souvent très humide d'impatience...
Le 22 Novembre 20.. Jérôme
m'invita pour mon anniversaire au restaurant. Il ne m'avait jamais amené
dans cet endroit, c'était une sorte d'auberge hôtel adorable et
rustique. Nous passâmes cette soirée à parler de choses
et d'autres, comme à l'accoutumé je le sentais très amoureux,
le regard brillant de désir. Nous dînames tendrement nous déclarant
notre amour comme au premier jour... Au dessert, il me regarda droit dans les
yeux et déclara : " J'ai un joli cadeau pour toi...". Il me
tendit un adorable paquet cadeau et me dit " N'oublie jamais que je t'aime,
n'oublie jamais que seul ton bonheur compte à mes yeux, n'oublie jamais
que je suis ton homme et que rien ne peut nous atteindre tant nous nous aimons".
Morte de curiosité
et d'impatience, j'ouvris le paquet, les lunettes se cachait dans une paire
de gant noir, je sentis ma gorge devenir sèche ... je compris que j'allais
vivre un moment fou, un moment longuement préparé par ses soins,
uniquement destiné à mes sens...
Jérôme m'observa un long moment, il sentait mon trouble, puis il
dit :
"Ne dis rien, laisse toi porter..."
Nous sortîmes du restaurant,
et passèrent devant la réception de l'hôtel, à ma
grande surprise il dit au réceptionniste : " Ma clé je vous
prie".
La chambre était magnifique, grande et cossue, je me sentais bien, pleine
de désir, je savais que seul mes sens devait être en éveil,
j'étais très troublée.
Délicatement Jérôme
me pris dans ses bras, me serra tendrement et commença à déboutonner
mon chemisier, sans qu'ils les touchent, je sentais mes seins lourds pointer
espérant qu'il y pose ses lèvres, mon chemisier tomba au sol,
vite rejoins par mon soutien gorge, en l'espace de quelques instants j'étais
nue, debout au milieu de la pièce.
Jérôme m'allongea
tendrement sur le lit, passa mon cadeau autour de mes yeux, m'enfila la paire
gant et me dit au creux de l'oreille:" Bon anniversaire mon amour, ne bouge
plus, ne dit plus rien, je t'aime".
Privée du regard,
mes autres sens était dans le plus grand éveil, je l'entendais
se déplacer dans la pièce. Sans comprendre pourquoi je me sentais
frissonner, impatiente d'un contact, qu'il me touche, je me pinçais les
lèvres pour ne pas gémir tant je me sentais prête à
être aimé.
Plongée dans mes
pensées, je réalisais qu'un silence parfait régnait autour
de moi, que faisait il ? était- il sortie ? Mais obéissante, je
ne bougeai pas attendant le sors que mon amant m'avait réservé.
Tout à coup, je sentis
une main se poser sur mon sein gauche, je ne pus m'empêcher de laisser
échapper un son, la main était douce et experte elle fut rejoins
par des lèvres tout aussi tendres tétant mon sein avec amour,
cette caresse provoqua en moi le besoin d'onduler imperceptiblement...une autre
main se posa sur mon sein droit complétant mon émoi...lorsque
je sentis une deuxième bouche se poser sur mon sein droit, je sentis
mon cerveau bouillir, un tourbillon m'envahit, cette double caresse impossible
me fit onduler encore plus fort, j'avais envie de hurler ma trahison mais seuls
des gémissements de plaisir sortait de ma bouche, je posais ma main sur
ces deux têtes qui me gouttais essayant de comprendre qui était
Jérôme, mais les gants m'empêchait de ressentir avec précision...
Je me sentais honteusement
dégoulinante de plaisir et de désir, je perdais peu à peu
la raison, je ne pus m'empêcher d'ouvrir mes jambes tant je sentais ma
fleur douloureuse par le manque de contact, c'est à cet instant que je
sentis deux nouvelles mains se poser sur mes jambes m'invitant à exposer
mon intimité... mon bassin ondulait par saccade comme à la recherche
d'un invisible dard... lorsque je sentis les premiers coup de langue de la troisième
bouche, je ne pus m'empêcher de hurler mon plaisir, je me sentais aspirer,
goûtée de partout, je sentais mon plaisir imminent, du bas de mon
ventre je sentais la vague venir, et c'est en m'arc-boutant que j'explosa par
le plaisir de toutes ses sensations...A ce moment là six mains se mirent
à me masser tendrement le corps... je ne su jamais si deux d'entre elles
étaient à Jérôme.
Peu à peu je sentis
mon corps flotter, j'étais à la fois émerveillée
par le cadeau de Jérôme et honteuse du plaisir illégitime
que je venais d'avoir, son consentement à me l'offrir me déculpabilisait
et me protégeait, car puisqu'il l'a voulu, je l'ai vécu sans le
tromper.
C'est dans une semi-somnolence
que je sentis deux mains se poser sur une de mes jambes, la caresse était
douce est apaisante. Deux autres mains se posèrent sur l'autre jambe
elles avaient toutes le même mouvement de va et vient relaxant, je me
sentais bien ouverte et exposée, mais aucune de ces caresses ne cherchaient
à m'éveiller.
Une cinquième et
sixième main se posa sur mes seins, remontant sur l'épaule et
le bras, être massé en même temps de partout commençait
à me troubler. Soudain, je sentis un anneau métallique m'enserrer
le poignée, on tendit mon bras au-dessus de ma tête, j'entendis
un cliquetis métallique, mon bras était menotté aux barreaux
du lit. Avant même que je le réalise mon second bras subissait
le même sort. Une bouche commença à m'embrasser le ventre
et les seins, je ne pouvais m'empêcher de me tortiller, prisonnière
et sans défense, je compris vite que résister était peine
perdue, je décidais alors de laisser la sensualité prendre le
dessus, l'homme que j'aimais avait souhaité que je vive cela, je devais
en être digne.
Mes sens suivaient le plaisir
que m'apportait cette bouche soyeuse, sans me rendre compte que les massages
des jambes avaient cessé, on me maintenait les jambes fermement à
moitié repliée, laissant la bouche voyager sur mon corps. Ne pouvant
plus bouger aucun membres, je sentais monter en moi le désir de me donner,
le fait de n'avoir aucun autre choix décupler mon envie. C'est en sentant
des cuisses entre mes flans que je compris que l'homme qui me léchait
les seins était à cheval sur mon ventre, la sensation de ses bourses
qui effleuraient mon ventre me faisait couler, parfois lorsqu'il se penchait
je sentais sa raideur, ce jeu dura longtemps, n'en pouvant plus, je ne pus m'empêcher
de dire :" Je vous en prie, prenez-moi, touchez ma fleur, juste un instant,
soulagez-moi".
Les caresses cessèrent
instantanément, haletante j'attendais, je sentis qu'on repliait mes jambes
vers mes seins encore humides, je sentais qu'on m'offrait complètement,
que j'étais mure et suffisamment prête à recevoir dans mon
ventre, c'est à ce moment là que je sentis contre ma vulve tendue
la douce chaleur d'un gland humide, j'essayais de l'attirer par de petit coup
de rein, de l'inviter plus loin en moi, mais il restait au bord, jouant à
l'entrée de moi quand je le voulais en moi, aveugle et presque écartelée
mon désir devenait fou, d'un geste presque brusque, je sentis le dard
brûlant me prendre dans un puissant mouvement, en un éclair le
temps d'un cri, j'eus le plus bel orgasme de ma vie. Pantelante , je laissais
cette merveilleuse hampe me transpercer, allez et venir profondément
en moi, peu de temps après mon plaisir, elle me quitta pour honorer le
dessus de mon pubis d'une sensation chaude et apaisante.
Avais-je
perdu connaissance ? Je me réveillai à nouveau sous la douceur
de caresse voluptueuses. Durant cette absence, ces inconnus m'avaient déplacer.
Mes bras toujours prisonniers étaient maintenus vers le haut comme suspendu
au plafond, mon corps était tendu et reposait sur les genoux. Un homme
me soutenait, son torse contre moi, je sentais mes fesses reposer sur son ventre.
De ses mains, il me caressait les seins doucement.
Tout mon
être tremblait encore, je voulu parler, leur dire que je n'en pouvais
plus, que mon corps était saturé de plaisir, mais lorsque je voulu
le faire, des lèvres prirent les miennes dans un doux baiser. J'offris
ma bouche sans retenu, soulagée de reconnaître sans aucun doute
les lèvres de mon compagnon. Son baiser me disait : n'ai pas peur, je
suis là, heureux de t'offrir ces plaisirs, je me raccrochais à
ce contact, à ses lèvres, ne voulant pas le laisser partir.
L'homme
derrière moi me cala fermement contre lui, ses caresses devenaient plus
ferme, d'autres mains devant moi remontaient le long de mes cuisses, m'obligeant
à ouvrir mes jambes. Je compris qu'ils allaient me prendre ensemble et
honteuse de ce plaisir que je sentais divin, j'embrassais furieusement Jérôme.
Je ne pu
retenir un cri lorsque d'un brusque coup de reins, l'inconnu perça mon
ventre, il resta au fond de moi sans bouger. Un râle sorti de ma gorge
accompagnant le mouvement de l'homme qui s'enfonça dans mes reins.
La douleur
m'envahit remonta jusqu'à ma nuque, tout mon corps trembla. Je sentis
le feu prendre en moi, attiser par la honte de mes sentir ainsi prise par deux
inconnus. Lorsqu'ils s'enfoncèrent l'un après l'autre, écarteler,
fouiller, soumise, tordant mes reins pour échapper à cette brûlure
dans mon dos, je demandai à mon amant fou d'offrir à mes lèvres
sa hampe brulante. Je sentais son trouble à me savoir douloureusement,
doublement pénétrer, doublement offerte.... Son sexe était
tendu et coulait de désir, il s'enfonça dans ma gorge et je le
happais. Ma douleur s'apaisa, des vagues de plaisirs montaient du bas de mon
corps, venant à ma bouche, irradiant le sexe et le corps de mon amant.
Je me sentais moins honteuse à ses râles de plaisirs, traversée
par le désir fugace et pervers que d'autres hommes me possède
sous ses yeux. Le plaisir monta plus fort encore, chaque coups dans ma chair
me transperça, me secouant de frissons intenses. Je partageais ce plaisir
en po
mpant le sexe dans ma bouche, tandis que ma langue enveloppe et masse le membre
de cet homme que je veux emporter dans l'extase.
A ce moment
là, n'existais plus que nous, les hommes que je sentais en moi n'étaient
que des objets destiner à notre plaisir, alors je m'offris totalement,
laissant monter en moi les spasmes d'un plaisir violent, encourager par les
gémissements de mon homme dont la verge allait éclater dans ma
bouche, étouffant mes propres gémissements.
Un raz de marée inouï nous secoua ensemble, unissant nos corps et
nos âmes...
Je me réveillai,
étourdie, par le rêve que je venais de faire.
J'étais
allongée sur le lit dans la position ou nous aimons dormir,en chien de
fusil. Un rayon de lumière éclairait la pièce...écarquillant
les yeux, je reconnue la chambre de mon rêve ! ! !
Impossible!!
étais ce un rêve ? je compris lorsque je vis un masque noir sur
la table de chevet.... alors, je sentis mon corps frémir, encore brûlant
et humide des plaisirs de mes songes.
Jérôme m'attira contre lui. Je me pelotonnais comme pour entrer
dans son corps, resserrant encore son étreinte il me dit à l'oreille
: " pardon. "
Les plus
beaux mots d'amour sont banals, j'ai été très touchée
par ce "pardon" qui m'exprimait son amour infini, à moi qu'il
savait si prude et docile autrefois. Il ne se douta pas que je gardais du plaisir
une reconnaissance éternelle, à qui, m'avait révélé
à mes sens et appris à me donner à lui, sans réserve.
Avant de
sombrer, j'entendis encore : " bon anniversaire " ou bien ................était-
ce mon rêve ? ? ?